Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

le laboratoire de recherches artistiques - Page 2

  • le tiroir des rêves...

    DSC02310.JPG

    DSC02316.JPG

    DSC02312.JPG

    Lien permanent Catégories : les rêves d'huron... 0 commentaire
  • l'intime...

    l'intime.JPG

    Lien permanent Catégories : bas reliefs peints 0 commentaire
  • dodécaèdre d'or...?

    dodécaèdre, géometrie, nombre d'or

    Un dodécaèdre régulier est un polyèdre régulier à 12 faces. Le préfixe dodéca-, d'origine grecque, fait référence au nombre de faces. Un dodécaèdre régulier est un solide de Platon composé de faces pentagonales, dont 3 se rejoignent à chaque sommet.

     

    Il y a des jours où les choses viennent d'elles mêmes ...instinctivement, un bloc de bois d'acacia placé en bois debout, on déclare la pointe du futur sommet à peu près au milieu...on coupe selon une pente que l'on connait bien (une relation aux choses, un rapport connu entre ces choses..peut être 1,618...tout cela est instinctif...loin de la science...)...

    bref, on obtient trois pentes il suffit de tracer les trois arêtes du futur dodécaèdre et c'est parti ! on taille ...tout se place tout seul ...tout parait si facile ...on obtient des surfaces qui s’organisent en volumes...on mesure les arêtes avec un bout de ficelle (c'est plus sur que la lecture avec le système métrique: on évite les erreurs humaines ) et "je" tombe d'accord avec moi même : même si ce dodécaèdre ne fait pas dans le spectaculaire "je" viens tout d'un coup de devenir enfin sculpteur ! tout le reste n'est rien du tout !

    Trente cinq années après mes débuts en taille directe je suis content d'avoir réalisé ce dodécaèdre même si je ne sais pas si j'arriverais à le refaire ...juste un petit caillou sur le chemin ...

     

    en fait je suis assez étonné d'avoir mené à bien la taille directe de ce dodécaèdre...c'est vraiment passionnant d'évoluer comme ça dans l'espace...

    tout cela me fait penser à ce que j'ai vu en Asie ...

    dodécaèdre, géometrie, nombre d'or, stupa

    toutes ces formes qui paraissent faciles à réaliser, qui semblent toujours avoir été présentes au monde....

    dodécaèdre, géometrie, nombre d'or, stupa

    ces images viennent du Laos...

    DSC01490.JPG

    lors d'un voyage en 2013....

    dodécaèdre, géometrie, nombre d'or, malevitch

    L'or, Malevitch, la lumière....l'idée de tailler à travers le temps des objets profondément symboliques et l'impression que le cheminement si fastidieux, si long, a peut être servi à quelque chose...

    DSC07627.JPG

    si ce n'est de créer une œuvre, au moins être en accord avec moi même ...même s'il ne reste que des images ...

    Lien permanent 0 commentaire
  • la symbolique des étoiles...

    DSC05519.JPG

    étoile à cinq branches sur un char blindé vietnamien oublié à Dien Bien Phu...image prise dans un fossé près du musée "de la guerre"

    drapeau vietnamien1.jpg

    drapeau vietnamien au musée de Phuoc To dans la province de Ba Ria.

    Ce musée est dédié à Vo Thi Sau, jeune résistante du Viet Minh luttant pour  l'indépendance de ce qui allait devenir le Vietnam moderne.

    pour rappel:

    Le Viêt Minh, également orthographié Viet-Minh, Viêt-Minh ou Vietminh (contraction de Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en chữ nôm 越南独立同盟會, soit en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam), était une organisation politique et paramilitaire vietnamienne, créée en 1941 par le Parti communiste indochinois.

    Le Viêt Minh se présentait comme un front commun regroupant des nationalistes de toutes obédiences, et visant à lutter pour l'unité et l'indépendance du Viêt Nam, alors sous contrôle français et composé de deux protectorats (le Tonkin au nord, l'Annam au centre) et d'une colonie (la Cochinchine au sud). En pratique, la direction du Viêt Minh fut toujours nettement dominée par les communistes, dont le principal dirigeant était Hô Chi Minh. L'Armée populaire vietnamienne a été créée par Võ Nguyên Giáp en tant que branche armée du Viêt Minh. La ligue fut officiellement rebaptisée en 1951, mais le nom de Viêt Minh demeura d'usage jusqu'à la fin de la guerre d'Indochine pour désigner les indépendantistes et leurs forces armées.

    texte copié dans Wikipédia ...

    DSC01610.JPG

    il y a aussi le rouge Coca cola à Hanoï autour du lac Hoan Kien...mais c'est une autre histoire...

    Sans titre.jpg

    DSC01869.JPG

    petite rue de Mai Chau (petit village dans la province de Son la).

     

    Au Vietnam, cette étoile jaune sur fond rouge est présente un peu partout...

    normal ! c'est leur drapeau!!!Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam

    drapeau de la république socialiste du Vietnam.

     

     

     

    Il y a aussi le drapeau de la république populaire de Chine...toujours les étoiles à cinq branches...Drapeau de la République populaire de Chine

     et voici le drapeau de Hong Kong:une fleur? un swastika à cinq branches ?  ou une lauburu (croix basque) avec une branche en plus?

    en tous cas les étoiles cette fois ci sont rouges ....

     

    Drapeau de Hong Kong

    DSC06488.JPG

    à propos de svastikas en voici quelques uns dans une pagode près de Tay Ninh 

    DSC06491.JPG

     

    Symbole Jaïn ; le svastika est un symbole majeur et omniprésent dans le jaïnisme, religion de la non-violence. Ici, les quatre points bleus entre les branches du svastika représentent les quatre mondes : en haut à gauche, le monde des hommes ; en haut à droite, le monde des dieux ; en bas à gauche, le monde des animaux et des plantes ; en bas à droite, le monde des démons : seul le monde des hommes est ouvert à la délivrance, grâce aux trois joyaux (en vert) du jaïnisme (vision juste, connaissance juste, conduite juste), qui permet d'accéder à la libération du cycle des réincarnations (le candra-bindu : en jaune).

    Svastika peut se traduire comme « ce qui apporte la bonne fortune, ce qui porte chance ».

    en Asie, le svastika est un symbole positif.

    on est bien loin du symbole utilisé par le pouvoir Nazi...

    on ne peut donc pas utiliser en occident le symbole du svastika sans que la référence à la croix gammée revienne comme un leit motiv et que ce symbole soit mal interprété...

     

     

    un de mes petits dessins dans le ciel:

    Sans titre.jpg1.jpg

    un triangle bleu dans un carré vert, dans un pentagone rouge, lui même dans un cercle jaune....


     

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • les arbres-mèmoires...

    arbres, sculptures, land art

    arbres, sculptures, land art

    arbres, sculptures, land art

    arbres, sculptures, land art

    arbres, sculptures, land art

    arbres, sculptures, land art

    ces arbres devaient être abattus pour du bois de chauffage. Quelques années avant leur abattage, j'ai pris la liberté de sculpter ces arbres; ils ont continué à pousser essayant de cicatriser et de recouvrir leurs plaies...

     Quelques années plus tard, les arbres-mémoires ont été abattus comme prévu, j'ai simplement récupéré les troncs sculptés et les ait mis en situation pour quelques images ...

    arbres mémoire et boule.jpg

    Lien permanent 0 commentaire
  • dessiner...

    dessin, art, sculpture,

    DSC07532.JPG

    DSC07536.JPG

    DSC07546.JPG

    DSC07542.JPG

    spirale, desin, couleurs,

    desin, art, crayons de couleurs

    spirale, desin, couleurs,tatouage

    dessin, art, sculpture,

    Il y a une certitude, la seule, celle bien restée en place dans le déroulement de mon existence, bien au chaud sous mon crâne … et cela depuis le début: d'être venu dans ce monde m'a donné l'occasion de servir une sorte de folie créatrice...

    Penser la folie est preuve de guérison et pourtant je ne guéris jamais, je m'adapte simplement à l'idée du futur terminus ...

    j'avale ma peur et tous nous faisons de même...

    il n'y a rien à dire, rien à inventer...pas plus de témoignage à restituer...

    l'humanité a conscience de sa chute toujours repoussée...

    elle se fait des frayeurs, elle n'a aucun plan de sauvetage même si elle le clame bien fort...

    elle ment à tour de bras pour continuer à respirer... chercher encore la lumière même s'il n'y a qu'un trou noir et juste une descente, sans retour possible ...

    créer, c'est essayer de boucher ce trou pour ne plus avoir peur de mourir...de ne pas croire me rend perméable au désespoir, matériau facile à mettre en forme... mais la vie est faite d'espoir ou bien l'inverse... c'est là où la folie toute simple prend son envol et devient l’œuvre dans laquelle on nage sans crainte... drogue salvatrice...douceur volage...

    le 27/12/2013, à 2h 50...

    Lien permanent 0 commentaire
  • porte...

    DSC07498.JPG

    DSC07492.JPG

    bois et ferraille ....hauteur: 2 mètres environ...

    DSC07505.JPG

    Lien permanent 0 commentaire
  • robert Filliou

    image de la lune et pensée pour Robert Filliou et son œuvre à découvrir dans le document ci dessous...

    Lire la suite

    Lien permanent 0 commentaire
  • peindre...

    b.JPG

    sculptures 069.jpg

    sculptures 068.jpg

    sculptures 070.jpg

    cicatrisation détail 1.JPG

    sculptures 70 BIS 2.jpg

    sculptures 70 BIS.jpg

    oracle.jpg

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • ce matin, un livre ouvert au hasard...

    ...au hasard de la lecture, texte trouvé dans le recueil :

    "à l'orient de tout" de François Cheng

     

    D'un instant à l'autre,

    L'éclair va passer,

    La foudre va passer,

    La campagne est pleine

    De frayeur, d'attente.

    Une tourterelle rappelle

     

    Les anciens oracles.

     

    et puis aussi, un peu plus loin:

     

                                                            arbre-résistance

     

    Ne plus bouger d'un pouce d'ici

    Non tant fidèle à soi

                 qu'à la promesse de la vie

    Accueillir pluie comme vent

    cueillir gelée comme rosée

    Fouiller racines et caresser nues

    Endurer ouragans et ravages

    Perdurer alliance terre-ciel

    Contre tout attentat

               à la flamme à la rouille

    Contre toute attente

     

    Dévisager la violence humaine

    Fixer des yeux massacres et cris

    Prêter le flanc aux coups de hache

                ou de machette

    Être le corps entaillé jusqu'aux os

               anneaux rompus tripes dehors

    Porter haut cependant la frondaison

    Dispensant l'onguent de l'unique ombre

    Sur le dos brulé de l'enfant orphelin

    Non tant fidèle au monde

                 qu'à la promesse de vie

     

        François CHENG, poèmes extraits de"Cantos Toscans", 1999.

     

    20151106_172851.jpg

    DSC04699.JPG

    l'ombre du "guérisseur d'âmes"

    Lien permanent 0 commentaire
  • l'ombre, la lumière et la nécessité de créer...shade, light and the need to create ...

    DSC07306.JPG

    DSC07308.JPG

    DSC07309.JPG

    Créer n'est pas ajouter une pierre de plus à un édifice instable,

    c'est peut être extraire de soi une émotion vers la transparence...

     

    "Creating is not adding one more stone to an unstable building,

    it may be to extract from oneself an emotion towards transparency ... "

     

    DSC07313.JPG

     

     

     

     

    images réalisées à l'abbaye de Flaran dans le département du Gers(sud-ouest de la France)

    le 21 juin 2015 (jour du solstice d'été)

     

    images made at the abbey of Flaran in the department of Gers (south-west of France)

    June 21, 2015 (summer solstice day)

    Lien permanent 0 commentaire
  • nuage d'un soir. ..

    20150914_202003.jpg

    Lien permanent 0 commentaire
  • l'oubli est préférable...

    Image7.jpg

    cacophonie des œuvres

    bien-être du désordre

    une vie en forme

    de gare de triage

     les wagons perdus

    de ci de là

    et ma locomotive

    s'essoufflant à tout jamais.

     

    Image6.jpg

    "un dimanche à l'usine"

    œuvre éphémère

    perdue et re-perdue...

    ne restent que ces deux images

    et la félicité sereine d'une journée à s'amuser

    avec des bouts de ferrailles...

    c'était dans un autre siècle

    un jour perdu, mais ô combien charmant...

    je ne me souviens plus vraiment...

    l'oubli est préférable...surtout pour demain...

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • construire un feu...

     

     

    rene 006.jpg

     

     

    "construire un feu".

    c'est le titre d'une nouvelle assez connue de Jack London.

    En fait, il y a deux versions de cette nouvelle, écrite une première fois en 1902 puis une seconde fois en 1908...

    c'est l'histoire d'un homme seul qui affronte un froid glacial dans un territoire inhospitalier: le grand nord avec ses pièges et sa beauté ...

    London précise que l'homme sait très bien qu'il faut éviter de partir seul dans ces conditions mais le "héros" croit qu'il peut défier la nature.

    Dans la première version, il s'en sort de justesse et en quelque sorte en tire une leçon.

    Dans la seconde version, il est accompagné par un chien qui sait instinctivement qu'il ne faut pas "voyager par un temps aussi terrible"...dans cette version, London est implacable : son héros ne s'en sortira pas et le chien fera demi tour...

    Kenneth White écrit ceci dans une très belle préface à cette œuvre de Jack London:

    "L' homme en question, donc, c'est l'homme qui se croit maître du monde, qui se sent autorisé et capable de faire tout ce qu'il veut. Il connaît une foule de faits concrets, mais n'a aucun sens général des choses. C'est le chien qui, par instinct, possède ce sens général, et, par conséquent, une conception des choses plus vraie que celle de l'homme.

    Nous n'avons pas là une apologie de l'instinct accompagnée d'un rejet de l'esprit, comme le prétendent certaines interprétations simplistes de London, mais la question est posée de savoir si l'être humain, "maitre du monde", peut élargir sa conscience et devenir un être à la fois "associé" et "naturalisé".

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que London n'est pas optimiste, mais toute son œuvre, tout son cheminement dans le froid et le silence, vont dans ce sens. Et c'est un chemin jalonné non seulement de feux, mais de lumières.

    à le lire, on vit plus intensément. c'est cela qu'on attend d'un véritable auteur."

                                                                  Kenneth White, juillet 2007.

     

    C'est à l'école primaire, lors de la remise des prix de fin d'année que j'ai eu entre les mains pour la première fois un livre de Jack London...Le choix de mon instituteur était allé vers une œuvre de London publiée dans "la bibliothèque verte" ; "Michaël, chien de cirque"...

    j'avais trouvé ce livre difficile à lire à l'époque, je l'ai relu plus tard ...

    Dans le fond de la classe, unique, de cette petite école, de ce petit village, perdu lui même dans cette grande plaine de la Beauce, il y avait une grande bibliothèque vitrée où l'on pouvait voir des bouquins recouverts d'un papier protecteur de couleur beige, portant simplement des étiquettes avec des numéros...

    Je ne sais si cette numérotation correspondait à la classification de Deway mais je sais que, souvent, je regardais ces livres sur ces étagères...Nous avions le droit de les emprunter à la fin de la semaine ...Monsieur Huard, l'instituteur nous "aidait " dans le choix des titres et des auteurs...il ne nous demandait jamais au retour, si nous les avions lus, ces fameux livres...

    en quelque sorte il respectait notre liberté de lire ou de ne pas lire...histoire surement de ne pas nous dégouter de la lecture, et aussi de nous faire entrevoir qu'il existait un monde étonnant dans ces objets pleins de pages, elles mêmes remplies de mots formés de lettres ...

    Un jour, le "maître" a sorti un électrophone et nous a passé un disque : c'était :" le chant des partisans" chanté par Yves Montand, je crois...

    Je n'ai jamais su qu'elles étaient les opinons politiques de mon maître d'école, bien sur, mais je sais qu'une fois il est intervenu pour défendre mon droit à ne pas assister au catéchisme qui se déroulait à l'église. Mes camarades de classe m'avaient mis à part, je résistais bravement à ce fait brut: j'habitais dans un village très conservateur, je venais d'ailleurs (un peu plus de 90 kms...on vient toujours d'ailleurs...) et surtout je n'étais pas baptisé, selon la volonté de mes parents qui avaient jugé que leurs enfants choisiraient leur appartenance à une quelconque religion quand ils auraient l'âge de raison...

    J'ai donc appris à résister très tôt ...aux conservatismes, aux idéologies de masse, quelque qu'elles soient ...

    Bien des années sont passées...je n'ai pas oublié mon instituteur qui m'avait décerné le prix d’excellence cette année là et j'ai toujours ce bouquin de Jack London sur une étagère...

    Dans ma vie, j'ai beaucoup utilisé les bibliothèques municipales...

    J' ai appris toutes ces choses sur la sculpture dans les livres, maintenant j'ai assez d'argent pour m'acheter ces livres que je m'étais promis de lire avant de mourir ...je sais que je n'aurai pas le temps de tous les lire...mais j'aurais bien voulu, une fois adulte, revoir mon instituteur pour savoir ce qu'il pensait vraiment de tout ce fatras qu'est l'humanité...mais c'est un peu tard maintenant ...

    Ah oui ! je sais aussi "construire un feu" et je résisterai le plus longtemps possible à tous les rouleaux compresseurs, même les plus amicaux ...

     

     

     

    voici un texte de Manset:

     

    Millions de vies cachées dans des maisons de tôle,
    Fourmi portant le monde sur tes épaules
    Qui plie mais ne rompt pas comme le saule,
    Fourmi portant le monde sur tes épaules.

    Maisons châteaux,
    Murs de sable, murs de vent,
    Souffle de l'avenir nous soulevant
    Comme une feuille d'arbre pourrissant,
    Jaune et dorée sous le soleil couchant
    Comme un chien qui s'est tût
    Et toi que deviens-tu?
    Je te demande:
    Et toi que deviens-tu?

    Maisons châteaux,
    Murs de sable, murs de vent,
    Cristal taillé plus pur que le diamant
    Qui devient sous nos doigts
    Sable tout simplement,
    Sable dans nos paupières
    Nous endormant,
    Comme un film s'arrête.
    Et toi que deviens-tu?
    Je te demande:
    Et toi que deviens-tu?

     

    Manset

    "et toi que deviens tu?" fait partie de l'album: "lumières"

    DSC04377.JPG

     
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=OQ7dnwBU2-khttp://

    DSC04291.JPG

    Lien permanent 0 commentaire
  • un vrai jour de chance

     

     

    DSCN6099.JPG

    DSCN6097.JPG

     

     

    L'imaginaire, c'est comme un dernier refuge dans la montagne quand on sait que la nuit tombe, qu'il va faire froid et qu'il faut trouver un abri.

    C'est comme une force face à l'ennui de tous les autres, aux images rabâchées par tous ces écrans vides.

    Construire un feu pour se réchauffer l'âme et partir au bout du monde se perdre dans toutes ces langues inconnues, voir comment ils taillent le bois et la pierre là-bas et si les arbres parlent vraiment à ceux qui sont morts...

    Il nous vient du fond des âges une sensation d'intense créativité, renvoyant notre époque à sa fonction de plus en plus évidente de limitation de l'imaginaire.

    Pour moi l'exercice de la sculpture représente l'une des seules contrées où la liberté intellectuelle puisse s'exprimer. (chacun trouvera son « pays idéal » et fera ses exercices comme il veut.)

     

    les matériaux, les techniques, les savoirs faire n'ont pas tellement d'importance finalement.

    Il y a une force en chacun de nous, certains arrivent à l'exprimer.

    Un jour de chance ce serait de rencontrer au détour d'un chemin toutes les possibilités cachées au fond de nous...ce serait un vrai jour de chance....

     

     

    DSCN6032.JPG

    à Hué dans la citadelle en 2012...

    dans la cité pourpre interdite.

     pour mieux comprendre

     

    DSC00969.JPG

    DSC00970.JPG

    ah ! au fait Hué se situe au Vietnam très près du fameux 17eme parallèle...

    Lien permanent 0 commentaire
  • la force des arbres...

    Quand on parle de sculpture et du matériau bois, on entend souvent le terme : sculpture sur bois.

    En fait dans ce cas là, on sculpte un morceau d'arbre coupé, un ancien arbre en quelque sorte.

    D'ailleurs on ne sculpte pas sur du bois mais dans du bois, dans un arbre anciennement vivant et non sur un arbre, ce qui serait périlleux...

    Le travail du bois pose un problème récurrent surtout dans nos sociétés organisées : il est facile à mettre en œuvre, nous disposons de matériel de plus en plus performant et pourtant pour beaucoup il paraît difficile de tailler, de « rentrer », dans un morceau de bois même si l'on sait « travailler » ce matériau.

    Ce n'est peut être pas qu'un matériau... Je pense qu'il nous reste à acquérir l'instinct, l'esprit du bois …et peut être aussi un peu le sens des volumes...

    Parfois un sculpteur qui veut faire « plier » le bois à ses caprices oublie que l'arbre est toujours présent dans son ouvrage en devenir.

    Bien souvent le métier appris encombre la tête de l’ouvrier. Il y a donc des règles...qui ne demandent qu'à être détournées...ou du moins à être apprises puis « oubliées ».

    Baselitz a tout de suite « attaquer » le bois sans se soucier du métier de sculpteur sur bois et d'ailleurs ses œuvres ont une force incroyable et donnent une impression de liberté vécue par l'artiste bien que celui-ci ne respecte pas tellement l'arbre dans le matériau qu'il met en œuvre...

    Brancusi, bien sur, a changé la manière de construire une sculpture tout en respectant les matériaux employés…

     

    Dans l'imaginaire de beaucoup de regardeurs il faudrait faire oublier les défauts du bois pour ne garder que sa beauté, sa chaleur naturelle... c'est un rêve de société édulcorée(du nord ou du sud...) autrement dit, c'est un peu le « syndrome de la cuisine équipée » dans les années 80 puisqu’ aujourd’hui le bois ne fait presque plus partie des matériaux utilisés dans l'ameublement.

    par ailleurs, d'autres observateurs aiment que le bois ait une apparence brute...c'est une sorte de réaction à « la cuisine équipée », à cet univers lisse que nous sommes en train de créer dans notre quotidien et ce, un peu partout sur la planète.

     

    Entre le brut « apprêté » et le lisse un peu trop propre y a t il une une autre voie ?

    peut on concilier les deux ? Par exemple avec ce « guérisseur d'âmes » :

     

    DSC02324.JPG

    les bois sont du cèdre rouge poli et du châtaignier brut, l'un planté dans l'autre, le bout de caillou c'est du marbre de Sarancolin (mais pour la pierre c'est une autre histoire)

     

    s'il « guérit les âmes » c'est peut être que le personnage représenté appartient à une civilisation du beau (sans avoir besoin de la situer dans le temps), et que pour rester le plus proche du noyau dur de chacun d'entre nous ce personnage a besoin de la force brute de l'arbre.

    C'est l'arbre qui l'aide à tenir en équilibre le caillou sur sa tête ( ce qui n'est pas si facile...) de cet équilibre dépend l'étayage des âmes en détresse parce que coupées du monde, si loin des arbres...

    (cette image est un peu vieille: la plaque qui sert de socle a été remplacée par un morceau de bois brut)

     

    DSC07270.JPG

     

     

    Depuis le début, c'est l'énergie de l'arbre qui m’intéresse...

    Couper un arbre, observer ce qui reste sans les racines, sans les branches, sans les feuilles...

    Tout cela est parti en fumée ou dans la terre...

    On a encore coupé un arbre...et la cruauté et la cupidité humaine est sans nulle autre pareille...

     

    C'est aussi l'histoire de cette sculpture : « le dernier voyage »

     

    DSC07289.JPG

    DSC07283.JPG

     

     Dans ce cas précis c'est juste une grosse branche coupée parce que gênante...l'arbre, un acacia est toujours vivant...sans sa branche, qui elle-même a perdu ses branchettes et ses feuilles... elle poussait presque horizontalement et menaçait le toit d'une maison.

    Je l'ai « verticalisée »pour me servir de son énergie, de la force de l’arbre.

    Je le vois souvent cet acacia et je me félicite d'avoir insisté pour ne pas le couper entièrement. J'ai proposé l'émondage des branches qui gênaient et j'ai aussi sauvé cette grosse branche qui devait être réduite en bûches pour le feu.

    Un arbre de plus, un arbre de moins...il faudrait faire le compte des arbres que j'ai plantés, ceux que j'ai coupés, ceux que j'ai sauvés en les taillant plutôt qu'en les coupant au pied. Peut être pour leur laisser une chance de se développer autrement.

     

    La force de l'arbre c'est peut être ce personnage qui s'extirpe d'un socle, ce socle là, c'est la base de l'humain, une plaque de fer pentagonale assurant la stabilité de la sculpture. Et pourtant j'ai cru bon de rajouter un autre socle :quelques morceaux de merisier sauvés du tas de bois à brûler...justement à brûler... c'est peut être une sorte de bûcher d'où l'idée du dernier voyage... il ne restait qu'à rajouter à cet humain essayant d'exister un bras qui appelle ou qui salue, c'est selon et une tête anonyme, car c'est assurément chacun de nous voyageant dans la vie, dans le temps...Peut être...rien n'est sur...bien sur...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Wyatt ...bien sur...

    Lien permanent 0 commentaire
  • réparations

     

    Job + peinture.JPG

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • retour d'Asie...

    DSC05928.JPG

    DSC05973.JPG

    Lien permanent 0 commentaire
  • l'asie en mode automatique...

     

    la poétique asiatique en mode automatique....

     

    DSC01672.JPG

     

     

    DSC01702.JPG

    DSC00946.JPG

    DSC01248.JPG

    DSC01013.JPG

    asie 12.jpg

     

    Lien permanent 0 commentaire