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le laboratoire de recherches artistiques - Page 4

  • un jour comme les autres...

    Quand le regard s'attarde un peu on voit clairement une humanité ne fonctionnant pas très bien, il s'en faut de beaucoup...

    Parler de fonctionnement pour une entité si importante pour nous tous, implique une machinerie complexe et surtout l'idée saugrenue d'un groupe d'humains destiné à n'être qu'une machine vouée à la survie de l'espèce.

    Ne pas s'étonner de tous les travers de cette humanité défaillante, terrassée puis renaissante à chaque fois ou presque, sciant la branche sur laquelle elle est assise et dans sa chute sensationnelle se rattrapant à une autre branche... qu'elle commencera à attaquer avec enthousiasme à la première occasion...c'est à dire le plus tôt possible...

    La solitude est donc une solution temporaire, un jour ou l'autre il faut revenir au groupe, payer son tribut à cette humanité vacillante, renaissante, perdue...d'où la notion d'inutilité comme seule preuve d'une liberté hypothétique...

    L'inutile devient une posture, si ce n'est de combat, au moins de défense, mais cette revendication de faire dans l'inutile comme d'autres font dans la finance, les assurances, la sécurité... cette revendication, si elle est menée à bien, devient une menace pour la survie de l'espèce.

    C'est peut être juste un moyen de résister un peu au rouleau compresseur, histoire d'avoir au moins essayer...

    Ce serait aussi le concept de la machine folle produisant des artefacts inutiles, sans pour cela être futiles...

     

    sérieux distinguo...

     

    inutile mais pas futile...

     

    Évidemment, il y a plusieurs solutions...

    Celle qui consiste à être épris de lucidité quant aux agissements de la société humaine et par là même à rendre un verdict irrémédiable: «elle ne vaut rien, cette humanité ! Massacrons les tous de peur qu'ils ne le fassent à notre place !..»une autre variante: « exploitons les tous !..»etc...

    en cherchant bien, il doit y avoir pas mal de possibilités...

     

    Il est peut être possible de s'abstraire de ce groupe exaspérant qui est la compagnie des hommes en créant de l'inutile, de l'absurde, «du qui sert à rien»...pour le plaisir d'exercer l'orgueil qui nous taraude l'esprit.

    Le pire serait de pratiquer orgueilleusement cette activité comme telle, créer en quelque sorte une bulle de fausse humilité...

    faire croire aux autres hommes à cette vertu proche de la ferveur religieuse ou au moins rituelle...

    Du fond des âges, je verrais Kurtz accoster le Vapeur de Marlow, celui de Conrad et donner à Coppola matière à créer «l'apocalypse maintenant»...»au cœur des ténèbres» …

    Et pour toujours le bruit lancinant des hélicoptères sera mêlé à la musique rituelle des « Doors »

    This is the end...

    En Asie j'ai marché le long du 17ème parallèle, j'ai vu les tours du Royaume de Champa encore debout, j'ai constaté que la joie renaît après l'effroi ...bien sur ...j'ai constaté tout cela...

    Il n'y a rien à espérer de nous autres humains...

    L'homme qui tombe a un sacré trou dans le ventre …

     

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    l'homme qui tombe, c'était moi...le rêve de ma disparition future...je ne sais pas si vous comprenez ou faites semblant de ne pas voir...

    s'évader est impossible... même quand tu tombes face contre terre, le cœur ralenti, tu cherches dans l'humus une pierre, un morceau de bois solide, un socle pour te rebâtir...

    Si le cœur lâche vraiment ce sera un autre qui renaîtra pour finir le travail, l'avancée de l’espèce...la pire des saloperies...

    celle qui inventa l'espoir pour continuer son travail de destruction...

    Nous avons tout inventé d'un bout à l'autre de l'histoire pour justifier nos cruautés sans équivalence dans la nature.

    Dés que la pensée envahit nos cervelles, il y a le risque de découvrir le plaisir cruel de faire plier le monde à nos caprices.

    Constater l'étendue des dégâts...partir vivre au fond des bois...bâtir de l'inutile, histoire de se poser en figure de proue d'un voilier imaginaire...

    « non mais ! Regardez moi ce non-participant ! Ce faux cul délétère ! Ce parasite factice ! Il a peur d'avoir les mains sales !!! »

    Les intellectuels...y en a t il encore un qui porte l’espérance?

    Mes pauvres mains pensent qu'il faut révéler l'emplacement perdu du trésor, celui qui attend derrière la porte …

    Mes pauvres mains fatiguées se contractent et meurent sans avoir fini leur tâche...

    L'idée de ne pas avoir assez de temps pour finir l'inutile chantier de mon existence me poursuit dans les rêves d'anges bleus, de monstres colorés, de rivages oubliés.

    La jungle épaisse ne me fait pas peur...elle est préférable à la compagnie humaine .

    Je m'abstrais du substrat, je m'amuse de moi même...je vous oublie pour me consacrer à l'inutile...

    Dans mon cas, pour moi, pas de pardon !

    J'avais de l'or dans les mains, j'aurais finalement préféré ne pas profiter de mes chances...tourner le dos à l'humanité...dormir dans le froid...

     

    j'écris tout cela dans les nuages...c'est un territoire sans substance, sans réelle existence...je vois sur l'écran l'inutilité de mes rêves...

     

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  • la certitude...

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    Il y a une certitude, la seule, celle bien restée en place dans le déroulement de mon existence, bien au chaud sous mon crane … et cela depuis le début: d'être venu dans ce monde m'a donné l'occasion de servir une sorte de folie créatrice...

    Penser la folie est preuve de guérison et pourtant je ne guéris jamais, je m'adapte simplement à l'idée du futur terminus ...j'avale ma peur et tous nous faisons de même...il n'y a rien à dire, rien à inventer...pas plus de témoignage à restituer...l'humanité a conscience de sa chute toujours repoussée...elle se fait des frayeurs elle n'a aucun plan de sauvetage même si elle le clame bien fort...elle ment à tour de bras pour continuer à respirer...

    l'espoir fait vivre... chercher encore la lumière même s'il n'y a qu'un trou noir et juste une descente, sans retour possible ...créer, c'est essayer de boucher ce trou pour ne plus avoir peur de mourir...de ne pas croire me rend perméable au désespoir, matériau facile à mettre en forme... mais la vie est faite d'espoir ou bien l'inverse... c'est là où la folie toute simple prend son envol et devient l’œuvre dans laquelle on nage sans crainte... sans drogue salvatrice...sans douceur volage...

    le 27/12/2013, à 2h 50...

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     si vous cliquez sur ce lien, vous irez vers le soleil...

     

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  • et ma plume d'ange dans tout ça...

    Il fallait bien commencer par un début qui tienne debout...l'embryon d'une cabane appuyée à une colline … l'aventure de se construire vraiment, cette fois ci …

    ne pas laisser au destin la latitude d'agir à sa guise...

    je peux partir et voyager chez les amis du bout du monde … relier ma toute petite œuvrette de rien au centre du grand tout céleste et chaud...

    j'ai fais ce que j'ai pu, géomètre travaillant dans l'inutile...

    il faut revoir les tours du royaume de Champa dans la jungle mouillée avant de mourir de moiteur, et dire encore souvent ces mots de Lèo : 

    » je vois le monde un peu comme on voit l'incroyable, l'incroyable c'est cela, c'est ce qu'on ne voit pas «

    dans le très beau poème : « tu ne dis jamais rien » écouté à dix sept ans quand on dort par terre, n'importe où...

    j'ai voyagé dans mon âme, pardi ! Cette âme distraite...

    j'ai pris le train pour les rendez vous interdits …

     

     

    il y a plusieurs vies possibles et je n'ai jamais pu me résoudre à attendre une réincarnation probable en éléphant de mer, girafon céleste ou lémurien imprudent....

    du chantier de l'inutile à la visite rituelle des tours Chams, j'essaie de me dessiner une vie en couleurs...

     

    il y a cette facilité à œuvrer dans tous les sens, à ne pas respecter les cases, à ne pas croire à cette fameuse cohérence du travail de l'artiste …

    celle-là même niant l'errance de l'imaginaire...

     

    Tout d'abord, réglons son compte au dieu-travail...

    cela m'épuise de justifier la nécessité de vivre, créer, voyager... en balbutiant de vagues excuses sur la qualité, l'excellence, le temps passé, sacrifié à cette déesse lubrique : la supra compétitivité entre humains, entre artistes, entre nous...

     

    le gros problème avec les artistes c'est qu'ils manipulent des émotions...et ça, c'est le vrai danger...

    pour pallier à ce manque de rigueur et de réalisme, plusieurs professions se proposent à ceux qui voudraient bien mais qui ne peuvent pas créer...

     

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    je suis allé au commissariat des expositions de mon quartier et j'ai demandé à voir le communicateur principal...il était en réunion...

    le planton de service me dit : « laissez un dossier et un curriculum vitae et l'organisateur officiel de la course vous contactera .. »

    me drapant dans ma dignité de créateur bafoué, j'explique que je ne suis pas à la recherche d'un travail...

    je veux juste lui parler de la libellule en bois qui pousse dans ma tête et aussi de la...

    c'est à ce moment que le type que j'avais pris pour un meuble s'énerve, claque la porte arrière de son ail-phone et me dit : »je suis le coordonnateur du lien social !

    avez vous votre carte de membre actif de la société des belles statues ?

    Et bien non ! j'avoue, je n'ai pas pris le temps d'acquitter ma dette envers « la société des citoyens du juste labeur » mais je me suis inscrit sur le forum des crétins sans nom désirant rester anonymes...d'ailleurs, j'ai oublié mon identifiant et mon code d’accès...que faut il faire pour réparer cette bévue ?

    Et bien mon ami, il faut vous adresser au pôle nord culturel, aller sur son site et déposer une demande de subvention dans la poubelle de droite ...

    c'est plus rapide …

     

    mais je n'ai pas besoin d'argent ni de travail ...je veux juste que mon rêve soit transparent et si c'est possible rendre les gens heureux ou au moins les faire rire...

    impossible mon petit monsieur, si vous ne produisez pas le formulaire S457 en temps et en heure vous n'accéderez jamais à la « Grande Société des Loisirs Organisés ».... déjà que vous n'avez qu'un emploi d’intermittent spectaculaire et avec ce que vous cotisez à la « Caisse des Dépités du Bulbe Rachidien » ça va pas vous faire lourd pour votre retraite de cadre inférieur...

    pourtant à « pôle-travail » ils m'ont dit que je pouvais prétendre au « Droit à la Paresse Universelle « !

    Ah non ! C'est fini ce temps-là ! Il vous faut voir la réalité en plein jour !

    Vous allez disparaître et ce jour-là, vous vous en mordrez les doigts de pieds !

     

    ils disent tous qu'il faudrait mieux que je vois mon médecin traitant (celui qui rit tout le temps) mais j'ai égaré ma carte de vitalité subjective ...

    je sais, je sais... il faut que je fasse une demande d'intercession auprès du simulateur de vol stationnaire pour prendre ma place dans la file d'attente des » travailleurs subalternes » et prier très fort Working God pour obtenir une couverture sociale en laine du pays, sinon l'hiver nucléaire risque de durer longtemps pour ma pomme ...

     

    pour me distraire un peu j'ai acheté un nouveau téléphone portatif avec de nouvelles options : tontes des pelouses organisées, sorties de poubelles à l'heure légale, remise en forme des zygomatiques, aide en ligne pour remplir les formulaires administratifs, etc...

    c'est bien pratique ces ails-phones ...ça sent un peu au début, mais on s'habitue vite...

     

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    ceci n'est pas un éléphant...

     

    et voici la plus belle histoire ..." plume d'ange"

    de Claude Nougaro...

     

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  • le sens...

    depuis toujours se sentir seul, se retrouver sur un espace restreint sans aucun passage comme si la marée allait tout recouvrir et qu'il faut courir pour ne pas perdre le peu d'espoir qu'il nous reste...

    ne pas faire attention à la façon dont on nous assassine....avec le mépris de la censure...vouloir inventer un monde accessible où l'on puise encore de l’espérance et c'est la fatalité humaine liée à sa condition, enfermée dans ses traditions, c'est elle qui revient toujours à l'ordre du jour...

    l'ordre du jour, il est abstrait, sans consistance, fait des ravages dans toutes ces humanités friables ....

    Il est trop facile de s'en tirer en disant que l'humain ne vaut rien...qu'on ne m'y reprendra plus...

    C'est un cinéma ouvert à tous les temps cette humanité, parfois il y a du pop-corn et des glaces et parfois la lampe électrique de l'ouvreuse n'indique pas vraiment le chemin...

    Dans la nature: l'ordre et le désordre, violents...c'est vivant...ça n'a l'air de rien mais la compétition fait rage ...

    et moi, rêvant béatement à des mondes juxtaposables avec portes battantes style western, de ces portes qu'on installait dans les toilettes des boites de jazz à une époque...

    Tout se fracasse dans mes godasses...

    Je dois bien croire en l'humain un petit peu, puisque je vais au bout du monde pour voir de quoi il retourne...là bas ...

    Ce qui manque ici, c'est le sourire...et il y a tous ces désirs morts relayés par une technologie efficace.

    Nous serons des technolo-gisant appliqués...des artistes résignés...j'en connais quelque uns sur la voie de l'infernal succès...ils sont épris de lucidité factice...ils polissent une idée jusqu’à l'usure, jusqu'à voir la trame du sac...ce sac dont nous ne sortons jamais....

    la reconnaissance des autres, les tapis déroulés, les sourires figés...

    le spectacle du monde me terrorise au point d'avoir peur de me perdre dans ce dédale épuisant...

    Le voyage ne sert à rien si nous devons tous faire le même ....

     

    écrit dans la nuit ...n'importe laquelle...à trois heures quinze précises...

     

    vous avez le choix (on l'a toujours, n'est ce pas ?) entre deux versions de la chanson de Dominique A.

     

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  • "j'ai posé ma vieille peau quelque part dans l'étendue du sommeil" ....chronique japonaise par Nicolas Bouvier...

    extrait du "cahier gris"dans "chronique japonaise" de Nicolas Bouvier, l'auteur de "l'usage du monde" ....

    "Comme je m'en revenais vers la maison, le spectacle à l'épicerie d'une grosse mouche noire faisant toilette sur une éclatante pyramide d’œufs frais m'a soudain rempli d'une gaité inexplicable. Sentiment que j'allais moi même sortir de l’œuf.

    Je suis allé boire du saké chez les deux Coréennes qui tiennent entre les escaliers de Shimogamo et les sureaux du petit cimetière un bar grand comme un buffet normand.

    La fille et la mère: des visages de Sioux, des peux mates et parfaites tendues sur de fortes pommettes, des yeux d'obsidienne impertinents et gais, des dents superbes. Toutes deux l'allure de magiciennes ou de renardes réincarnées. Ce matin, la tête un peu dolente et l'esprit clair.

    J'ai posé ma vieille peau quelque part dans l'étendue du sommeil.

    La nouvelle est encore douloureuse et fragile mais il y aura certainement moyen de vivre à l'aise quelques années dans cette peau-là; l'autre n'allait vraiment plus. J 'ai trouvé sur la table du déjeuner une aquarelle encore humide représentant trois kakis: Éliane s'est remise à peindre. Excellent signe. Comme je souhaite qu'elle se fasse à ce pays que j'ai tant aimé. Il pleut à verse sur les feuilles neuves, la lumière change à chaque instant. Le ciel est comme une éponge lumineuse qu'une grande main presse et relâche. cette nuit j'ai vu en rêve toute l'histoire japonaise alignée comme une suite d'images d’Épinal aux couleurs acides, avec ici et là un gros plan sur un figurant, sur un visage stupéfait ou contrit. A peu près ce qu'un enfant verrait dans une lanterne magique."

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  • le rituel du feu...

    dire l’étrangeté de ce monde
    la simplicité des pieds nus sur la terre
    l’envergure du feu de ces gestes rituels vers le monde de l’intérieur de moi-même
    ce qu’il y a bien tapi dans mon ventre au plus profond viscéralement inquiétant
    mon cerveau s’alimente de mon activité rituelle et non l’inverse n’en déplaise à la science
    je sais que ce que je dis n’existe pas et j’en éprouve du bonheur
    l’extase d’être comme à Walden et partir au loin vers l’inexistant
    ne plus souffrir de la modestie maladive
    débarrasser l’humilité secondaire dans l’acte de survivre
    il n’est question que de ça survivre nous croyons vivre et nous ne sommes que rituels
    vers ma quatre vingt dix septième année je résoudrai la théorie de mes contraires 
    j’en ai bien l’intention
    même si vivre pose des choix existentiels je finirai par comprendre la terre 
    grâce à mes pieds nus dans le feu
    je n’aurai plus peur de savoir que ma survie est la seule vie acceptable
    et la culture une tentative désespérée de sourire en espérant provoquer une onde de chaleur sur un visage dont l’humanité me traverse la mémoire
    de ne rien risquer nous crèverons de survivre
    enfin nous éprouverons la joie immense de ne plus nous interroger sur cette vie

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    ces photos ont été prises avec un Bronica 6x6 en pose B ....

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  • l'atelier des moines du Vat sainyaphun à Savannakhet au Laos...

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    c'est le plus ancien monastère de Savannakhet (dans le sud du Laos) vers l'entrée près du fleuve Mékong il y a un atelier où sont fabriqués des bouddhas dorés...

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  • l'industrie...

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    vue du Guadiana, à Mertola en 2005  dans le sud du Portugal

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    vers les mines de san domingo

     

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    l'eau polluée ....

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    les anciennes structures de la mine...

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    plus on roule à travers l'étendue désertique, plus les bâtiments oubliés donnent cette impression de fin de tout... de fin d'un monde industriel ...le monde du travail à tous prix ...exploiter le monde ...déserter ce monde quand il n'y a plus rien à gratter ...laisser tout en "l'état" ...en "létal"

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    Lors d'un voyage de groupe, en 1996, pour un projet européen sur l'étude de la pauvreté en Europe du sud... (si ! si ! ça existe !)...j'avais voulu explorer cette zone...mais voyager en groupe pose certains problèmes ...en 2005, je suis retourné dans cette région de l'Alentejo portugais avec ma compagne.

    C'est lors de cette petite aventure d'ailleurs, qu'elle a saisit le sens et l'idée du voyage...prendre son temps...ne pas céder à l'organisation qui guette chaque voyageur dans n'importe quelle contrée, proche ou lointaine...poser son sac où l'on veut...faire sa vie en faisant sa route..."l'enseignement" a tellement bien fonctionné dans l'imaginaire de celle qui m'accompagne, qu'elle est devenue bien plus téméraire que moi...il faut la voir traverser une rue en Asie ...descendre de moto et rire un bon coup en me regardant manger une Pho ga à Dalat  ...Alors oui...à coté de Mertola, dans le territoire interdit des mines de san domingo nous avons vu les ravages de l'industrie...

     

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  • Les prophètes....(béton peint)

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  • transparences...

     

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  • "le vieux"....et "la fille"

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    le vieux...2012...

    cèdre peint, os, cuir...



     

     

     

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    la fille...2012...

    cèdre peint

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  • à Quy nonh en 2012...

    cette photo est prise d'une chambre d'un petit hôtel de la ville de Quy Non sur le littoral de la mer de chine orientale dans le sud du Vietnam ....DSCN6575.JPG

    nous sommes restés deux nuits à l'Anh Vy hotel ...une construction toute en hauteur avec des escaliers étroits ...et une vue magnifique...je pense à cette famille si accueillante ...comme un peu partout en Asie du sud est...

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    les bateaux de pécheurs à Quy Non

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  • sculpter le monde et se souvenir du royaume de Champa ...

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    L'homme antique peut il permettre un passage vers le futur ?

    le message pour le futur est assez simple :

    l'homme a le choix entre ses monstres personnels et sa transformation future...

     

    il n'y a pas d'immortalité...simplement un voyage temporel, rempli d'occupations passagères ...

     

    vivre caché(s)...dans un système simple...simpliste...

    ridiculement simpliste...

    la joie de faire un feu dans la cheminée, pour dire la chaleur interne de mon cerveau..

    cette joie vient "du fond des âges" ...

    j'ai nommé cette sculpture ainsi...

    l'origine en est la reproduction d'une de mes premières sculptures...

    la quatrième ou cinquième ...je crois ...

    je suis allé rechercher ce qui m'animait aux débuts de ma découverte de la sculpture...

    un essai pour retrouver la sincérité ...peut être ...

    .....j'ai été très étonné de pouvoir recommencer la forme première sans trop "la perdre"et en y ajoutant quand même une part du moi-même actuel ...

    une sorte de pacte avec l'instinct et la culture ...

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    trente années séparent ces deux objets/sculptures...

     

     

     

     

    et puis, le souvenir du royaume de Champa ...

     

     

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    pierre symbolisant le culte du lingam dans une tour Cham...

     

     

    pour rentrer dans cette tour Cham il y a des marches immenses ...

     

     

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    ces deux tours Cham, aux abords de la petite ville de Quy nonh dans le sud du Vietnam entre Hoï an et Nha trang, m'ont fortement impressionné ...

     

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    une paix millénaire dans une ville pleine de bruits mais aussi et surtout les beaux sourires de la jeunesse vietnamienne ...ils me regardaient en riant ouvertement... pour eux j'étais vraiment très grand et mes cheveux blancs les faisaient rire...cette jeunesse agréable dans cette petite cité de pécheurs sur la mer jaune ...c'était un vrai plaisir d'être au milieu de ces humains là, visiblement curieux de ces étrangers égarés loin des sentiers touristiques ...

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    et puis il y a le mystère de la civilisation Cham, le royaume de Champa.... la découverte des temples de Myson ...

    près de Hoï an

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    et puis, surtout cette pierre de granit sculptée, ornée d'un personnage humain très simple...

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  • oh !

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  • vietnam...

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    statue funéraire en bois, de l’ethnie Ba Na provenant de la province de Gia Lai au Vietnam...

    cette photo a été prise au musée des beaux arts d'Hanoï...

     

     

     

     

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    dans la jungle vers phuoc son après la ville de kon tum

     

     

     

     

     

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    dans une rue à Mai Chau entre Son La et Hanoï ...

     

     

     

     

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  • sculptures au sol...

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  • à l'entrée d'un monastère....

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    cette photo a été prise en janvier dernier à l'entrée d'un monastère à Savannackhet, dans le sud du Laos ....tout près du Mékong et de la frontière Thaïlandaise ...

    il y avait dans ce monastère une fabrique de Boudhas en béton....

    la sculpture est partout...

     

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    à Hué, ancienne ville impériale au centre du Vietnam, très près du 17eme parrallèle et de la DMZ... c'est un autel avec des fleurs, des fruits, du thé et tout ce qu'il faut pour vivre en paix... aux abords de l'esplanade Nam Giao, une perfection géométrique...juste avant d'aller au tombeau de Tu Duc...

     

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    dans une arrière cour, à Vientiane, capitale du Laos, une sculpture abandonnée ou simplement en cours de réalisation...

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

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  • l'amour et le hasard....

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    le hasard...des formes géométriques simples sculptées

    dans du buis ...

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    l'amour...une forme organique dans un très vieux morceau d'acacia...

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